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Paréiasaure éditions
111 Grand’rue F86000 Poitiers
Librairie de l’escalier
Tel/copie 05 49 41 32 24
ouvert de 13h à 18h., fermé dim. lundi.
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XVIIe
 
La Source et l’origine des Cons Sauvages, A Lyon, par Jean de la Montagne 1610. fac-similé 40 pages. Introduction de Jean-Paul Goujon. 50 f.
 
XVIIIe
 
Pierre-Joseph Buc’hoz
Dictionnaire des Plantes Alimentaires qui peuvent servir de nourriture et de boisson aux différens peuples de la terre
Présenté par Jean-François Buisson.
De tous les naturalistes du XIXe siècle, Buc’hoz a été le plus maltraité, il mérite d’être réhabilité et l’est déjà en partie. Sa Flore de Lorraine est toujours considérée comme une référence importante en botanique et son nom est toujours associé à de nombreux végétaux, notamment culinaires (un arbre aux pois chinois cataranga sinensis, une sauge d’Amérique centrale salvia coccinea), qu’il a bel et bien été le premier à identifier et qui auraient suffi à asseoir la renommée d’un individu qui se serait arrêté là.
« GARCINIA mangostana. Le mangostan. Le fruit de cet arbre est le meilleur et le plus salutaire de tous les fruits, lorsqu’il est mûr, il est de la grosseur de la pomme douce, et il approche pour le goût des raisins ; toute sorte de malades en peuvent manger ; on a même observé que les malades qui ont en aversion tous les autres alimens, trouvent toujours bon le mangostan, et quand ils ne s’en soucient plus, c’est mauvais signe. » 190 p. 120 f.
 
Le Canapé couleur de feu
Fougeret de Montbron
« Le Canapé couleur de feu, par Fougeret de Montbron, est une des nombreuses productions qui, avec Le Sopha, de Crébillon le fils, forment cette littérature à transformations par quoi se manifesta avant tout l’influence des contes orientaux sur les auteurs européens. En Italie, le théâtre fiabesque de Gozzi en est l’illustration la plus singulière et la mieux réussie. En Angleterre, le génie de Shakespeare l’avait inventée et ses comédies n’ont pas attendu que l’Orient vint rappeler à l’Occident qu’au temps du paganisme les métamorphoses n’étaient point niées.
Il est vrai qu’en France, la tradition de la littérature merveilleuse ne s’était point perdue, et Perrault avait su remettre en honneur les contes de fées.
Le Canapé couleur de feu ressortit à la fois à la littérature merveilleuse et à la littérature galante ; l’histoire qui y est rapportée a encore l’avantage de ne point avoir été, comme Le Sopha, habillée à l’orientale. C’est un conte de fées, mais un conte français, et il est de son époque, sur les mœurs de laquelle il nous renseigne.
L’histoire est jolie : Un chevalier, n’ayant pu satisfaire aux désirs de la laide fée Crapaudine, elle le métamorphose en canapé ; il ne doit reprendre sa forme première que lorsque pareille mésaventure aura lieu sur lui. Cela ne manque point d’arriver lors de la noce d’un vieux Procureur. » G. Appolinaire [Apollinaire, dit aussi Appollinaire selon les éditions...]
Satinette et pieds dorés. 60 f.
 
Description de l’île de Formose
George Psalmanaazaar
La première moitié de la carrière de Psalmanazar fut avilie par la bassesse de ses actions, et il consacra l’autre à des travaux littéraires et à des actes de vertu. Lui-même nous apprend dans les Mémoires qu’il a laissés que c’est par respect pour ses parents qu’il a caché le nom de sa famille et le lieu de sa naissance, qui sont en effet restés inconnus jusqu’à ce jour. Né dans le midi de la france en 1679, il reçut une éducation distinguée, et rampa successivement dans les conditions les plus abjectes. Il prit le masque du mensonge et de l’hypocrisie, pour jouer tour-à-tour, dans diverses contrées de l’Europe, le rôle d’un jeune catholique persécuté par un père protestant, celui d’un Irlandais poursuivi par ses compatriotes, celui d’un Japonais converti à la religion chrétienne. Pour mieux accréditer cette dernière imposture, il imagina un alphabet, une grammaire, avec une nouvelle religion, s’habitua à écrire avec les caractères qu’il avait inventés, et publia à Londres une Relation de l’île de Formose (1704), où il prétendait avoir reçu le jour. Cette relation dont l’authenticité ne faisait naître aucun doute, et qu’on citait comme autorité, eut un grand nombre d’éditions et fut traduites en plusieurs langues. L’auteur, devenu l’objet d’un intérêt presque général, reçut de nombreux bienfaits, et vécut encore longtemps du fruit de ses mensonges.
A 32 ans une grave maladie, (abus de viande crue ou de laudanum?), le plonge dans un coma dont il ressortira convaincu de l’entière vérité du christianisme. Il s’éloignera dès lors des plaisirs et des sociétés et vécut dans la solitude, partageant son temps entre le travail et la prière. (Biographie Universelle).
Réédition d’une édition en français de 1739, de cette étonnante Historical and Geographical Description of Formosa. 273 pages, avec reprod. carte et gravures, 150 ff.
 
 
L’Homme sauvage ou les aventures d’Azeb, Zidzem et Zaka.
Louis-Sébastien Mercier
A l’écart de toute civilisation, Azeb laisse grandir ses deux enfants selon les lois (infaillibles ?) de la nature. Roman rousseauiste, singulièrement représentatif d’une époque de fermentation intellectuelle. 126 pages, 90 francs.
 
 
Le Compère Mathieu ou Les Bigarrures de l’esprit humain
Du Laurens,
préfacé et annoté par Didier Gambert.
Dans les dernières pages de Jacques le Fataliste, Diderot écrivait que "les entretiens de Jacques [...] et de son maître [était] l’ouvrage le plus important qui [eût] paru depuis le Pantagruel de maître François Rabelais et la vie et les aventures du Compère Mathieu" Sans doute faut-il faire dans ces lignes la part de la plaisanterie, mais tout laisse à penser que Diderot, lors d’un séjour en Hollande, a pu lire le roman de Du Laurens et l’apprécier. Certains ont même avancé qu’il avait pu s’en inspirer pour la composition de Jacques le Fataliste et plusieurs études ont montré quels rapports unissaient les deux romans.
Le Compère Mathieu, ou Les Bigarrures de l’Esprit Humain , paru à Londres en 1766, alors que son auteur est emprisonné depuis la fin de l’année précédente, est en effet loin d’être un roman anodin, et ce malgré l’oubli dans lequel il est tombé.
L’objet de cette édition est donc de rendre au lecteur une œuvre qui a connu un vif succès lors de sa parution, même si ce fut un succès de scandale, une œuvre souvent rééditée au XVIIIe siècle, notamment en 1772, 1777 et 1793, et dont l’intérêt n’a pas faibli. Il s’agit aussi de réparer une injustice, car la postérité, en l’excluant de la plupart des histoires de la littérature, s’est montré excessivement cruelle envers un auteur qui a payé très cher le fait d’avoir, un jour, osé prendre la plume. 407 p. 190 f.
 
XIXe
 
Siméon Chaumier
L’Hôtel de Petau-Diable
Sombre drame... « Aussi il y avait dans la froideur glaciale et insouciante de cet homme quelque chose d’effrayant pour la pensée, un grand sujet de tristesse pour le cœur, pour l’âme effroi et désolation! Car l’aigle qui plonge avec cruauté, indifférence et quiétude, son bec ensanglanté dans la poitrine déchirée, ouverte, palpitante et chaude d’un beau faisan doré qu’il tient sous sa serre et dont il se repaît, est moins fauve dans sa soif de sang, moins distrait sur sa proie, moins placide dans sa rage carnassière, que Toni près de la malheureuse malade éplorée ; l’aigle, lui, chasse sa proie, la prend et la tue pour la déchirer ; Toni, lui, suçait lentement le cœur de Blanche, s’en faisait une horrible curée avant de lui donner le coup de mort. Cependant le beau regard triste et angélique de Blanche implorait pitié et consolation ; ce regard tourné vers le ciel, touchante expression de la sérénité candide de sa belle âme tourmentée ; ce regard imbibé de mélancolie et de découragement portait vers les humains une fervente prière, et le seul homme qui y pouvait compatir, le seul qui le vît, n’en parlait pas plus consolateur ; n’en agissait non moins haineux, non moins frénétique ! désolation ! »
394 p. 180 f
 
 
Encore un Gil-Blas ou les innombrables tribulations d’un fils unique. 1829
Gilles nous a confié ce texte où l’auteur, toujours anonyme hélas, est d’une telle mauvaise foi, où ce pauvre enfant maltraité s’avère être un fripon de la plus belle eau (-de-vie), toujours entraîné sur la mauvaise pente par la faute des terribles injustices que la vie lui réserve toujours. Ce livre commence par les voyages à travers l’Espagne, l’Allemagne et la France pendant l’épopée Napoléonienne, l’auteur à la traîne de parents cherchant toujours fortune, puis rejeté, il essaie (entre autre) de monayer ses maigres connaissances en imprimerie. Après mille aventures où ce Gil-Blas paraît bien déniaisé, il ne trouve pitance que dans l’armée. Confronté aux pires cruautés d’un chef sadique, etc., etc.,
124 pages, 65 ff.
 
 
 
 
 
Le Roi des écréhou
de Charles Frémine
Préface de Bruno Fuligni
A la fin du siècle dernier Charles Frémine part à la rencontre de Philippe Pinel. Il nous décrit les côtes déchiquetées, les noirs rochers luisants aux fractures brutales où la mer démontée s’engouffre en long sanglots, le Roi de cet îlot apparaît soudain, triste géant dont le varech cloue les ailes.
Bruno Fuligni, incomparable spécialiste des Rois sans couronne, nous rappelle l’histoire de ces îles où seuls les contrebandiers ont su faire régner leur loi. Et il a sagement jugé utile de nous faire connaître un peu mieux Charles Frémine, journaliste et romancier, Hydropathe et Normand.
Imitation véritable boîte de sardine, 50 ff.
 
 
Bonnardot
Joseph le rigoriste
Préface involontaire de Pierre Dufay. Postface, si j’ose dire, de Jean-Paul Goujon
Une Facétie philosophique sur les ravages de la censure.
Une bougie genre souvenir de Lourdes, 60 ff.
 
 
Les Treizes sonnets du doigt dedans
Monsieur de la braguette
Une saine fatigue éloigne les mauvaises pensées, ces sonnets galants du XIX° siècle sont donc imprimés spécialement avec une encre qui n’apparaît qu’après un grattage long, pénible, fastidieux, accablant ! prix 40 ff.
 
 
Apollon aux lanternes
Robert de Montesquiou
Préfacé et annoté par Jean-François Kosta-Thiefaine
Versailles, ses fastes ...et ses rides. 61 p. 50 ff
 
 
 
Jean Lorrain
Soixante-huit lettres à Edmond Magnier
Henri Chapoutot ayant acheté des caisses de papiers à l’Hôtel des ventes, succession Magnier, a fait une édition en 1909 des 68 lettres retrouvées de J. L. Un ami nous communique cette référence dans la bibliographie de Pierre Kyria in Jean Lorrain : " Dans sa thèse sur Lorrain Pierre-Léon Gauthier nous indique : Livre inutilisable sans une critique sévère car le classement est, sauf de rares exceptions, d’un bout à l’autre erroné. Il propose un classement rectifié dans sa thèse complémentaire. " tant pire : 65 ff. 87 pages.
 
 
 
 
Trésors du second rayon
Collection dirigée par Jean-Paul Bouchon
 
Voyage avec la flibuste
Père Jean-Baptiste Labat
J.-P. B a sélectionné du Nouveau Voyage aux Isles de l’Amérique les pages savoureuses que le père Labat a consacré au voyage qu’il fit, comme tiers transporté, sur le navire d’un flibustier de la mer des Antilles. Si vous ne connaissez pas cet ecclésiastique de choc, architecte et gastronome, qui ne craint ni la bagarre, ni les mondanités, ce récit vous révélera un exceptionnel reporter et un véritable écrivain." Le mercredi 7 janvier 1705, je donnai à dîner au capitaine Daniel, à son contre-maître, son écrivain et son chirurgien, et nous nous embarquâmes sur les quatre heures du soir, comptant d’aller déjeuner le lendemain à la Guadeloupe. La barque qu’il montait était bermudienne, très bonne voilière ; il avait quatre-vingt-dix bons hommes et six canons. C’était plus qu’il n’en fallait pour attaquer un galion d’Espagne ou un anglais de quarante canons." 54 pages prix 45 ff.
 
 
Un Mousse oublié,
Narcisse Pelletier, Vendéen.
Jean-Paul Bouchon
Être mousse au XIX° siècle n’était pas de tout repos. En témoigne l’aventure vécue par le jeune Narcisse Pelletier de Saint-Gilles-sur-Vie embarqué à 13 ans sur le Saint-Paul. Après le naufrage de ce dernier sur les récifs de la côte nord-ouest de l’Australie, il est "oublié" par ses compagnons de misère. Adopté par Maademan, chef des Ohamtaala, il partagea durant dix-sept ans la vie errante et monotone de cette tribu cannibale Quand en 1875, un bâtiment anglais le récupère, il a oublié jusqu’à sa langue maternelle. Il finira ses jours dans la peau (tatouée) d’un gardien de phare ne tirant ni gloire ni profit de son aventure. Toujours fidèle aux documents retrouvés, J.-P. B. reconstitue pour nous cette épopée d’une manière savoureuse et pittoresque, 55 pages prix 45 ff.
 
Pierre Maël et l’affaire Pierre Maël
de Jean-Paul Bouchon
Charles Vincent et Charles Causse, sous le pseudonyme de Pierre Maël ont enchanté la jeunesse du début de ce siècle avec leurs romans d’aventure, Les Derniers Hommes rouges, Robinson et Robinsonne, Un Mousse de Surcouf. Malgré, plutôt grâce à leurs caractères opposés, l’association produit leurs plus grands succès. Tout s’achève à la mort de C. Causse, C. Vincent étant de plus en plus porté au mysticisme, les nouveaux romans de Pierre Maël, qu’il écrit seul, ne retrouveront plus jamais l’enthousiasme de millions de lecteurs. Mais le nom de Pierre Maël reste dans toutes les mémoires...
J.-P. B. nous dévoile un tout petit pan de l’histoire littéraire, de Maurice de Guérin à Jean d’Agraives, sans oublier le Docteur Subtil, Duns Scot. 57 pages prix 40 ff.
 
Le Procès d’Angélique de la Motte,
religieuse prétendue hermaphrodite
par M. Richer d’après Gayot de Pitaval
" Le lecteur découvrira les aventures d’Angélique de la Motte, du chanoine Rafanel et de Marguerite Dulaure, soupçonnés, à tort ou a raison, d’être des hermaphrodites, état génant en lui-même, mais a fortiori sous l’ancien régime, peu porté à la tendresse avec les exclus de tout poil. " Avec une introduction et une petite notice bibliographique sur les hermaphrodites en littérature de J.-P. B. 50 pages prix 40 ff.
 
Le Zombi du Grand-Pérou
Pierre-Corneille Blessebois
Notre premier roman colonial d’après Apollinaire, roman facétieux et obscène dit Charles Nodier. La maîtresse du marquis du Grand-Pérou, la comtesse de Cocagne, croit obtenir de M. de C. (Blessebois), par de douces faveurs, la faculté de se transformer en Zombi. Récit autobiographique du "poète galérien" Pierre-Corneille Blessebois, vendu comme "engagé" aux colons de la Guadeloupe. Jean-Paul Bouchon retrace dans sa préface la vie de cet aventurier du XVII° siècle. 60 pages 70 francs.
 
 
 
Travaux manuels
 
Lemaistre de Sacy, La Sainte Bible, Isaie chap. 21, 23, 28. ça ne dépasse pas la mesure (sauf le prix 30 ff.).
 
Spécifique merveilleux contre la lèpre, les cancers, les maladies vénériennes et toutes sortes d’ulcères. de M. Rey Demorande. Vous avez dit lézard ? 20ff
Boîte fumigatoire par M. Pia. Le moyen le plus efficace pour secourir les noyés. L’appareil décrit par M. Pia peut être remplacé en cas d‘extrême urgence par deux pipes.
prix de la méthode authentique avec accessoire d’entraînement 60ff.
 
Renée Vivien, Les Emmurées. En plâtre, 80 ff
 
 
 
XXe
 
Helpey (bibliographe poitevin)
Etude sur le mot Godemiché
suivi de Histoire merveilleuse et véridique de Godemiché
de Du Laurens
Proposé et introduit par M. le marquis de Richequeue. Numéroté, sans vis cachées. 100 f.
 
 
Dossier de la détention
ARBITRAIRE, INJUSTE, INFâME,
inqualifiable du reste de notre cher enfant
René Salmon à Landau. Présenté par Éric Walbecq
Alpagué photographiant des fritche frachtes sur un terrain militaire, notre Saint-Cyrien connaîtra l’ignominie et l’abjection des prisons allemandes pendant 17 longs longs jours. 60 f.
 
 
L’infériorité scientifique de la Kultur,
La psycho-pathologie criminelle des Austro-Allemands. 1915
Grâce aux travaux du professeur Berillon MM. Beauvisage et Capitant nous apportent la preuve que la victoire est imminente. prix 25ff
 
 
Bidô-Nan (Jacques Heugel dans la vie sublunaire)
La Légende des Varpouilles
Alexandre prince des Cocos.
" Aucun lettré n’ignore qu’au XIV° siècle, le Saint à Fillâtré, sur la vie et les œuvres de qui M. Dagonet Boni a écrit une intéressante notice, découvrit, par un hasard miraculeux, un manuscrit d’une valeur inestimable qu’il reconnut appartenir à l’époque jurassique1 .
On n’avait alors, sur les être des périodes primitives ou préhistoriques, que des notions imparfaites ou fausses, et les sapientes gens échafaudaient à ce propos les hypothèses les plus absurdes, sans fondement aucun. La découverte de ce manuscrit devait ouvrir, avec une ère nouvelle, la voie aux recherches paléontologiques2 .
  1 C’est sur l’emplacement même où le Saint avait opéré des fouilles si fructueuses qu’il érigea plus tard le monastère où devait s’établir et prospérer l’ordre des "Acâpis déchaussés".
  2 C’est donc à juste titre que les archéologues ont choisi pour patron le Saint à Fillâtré. "
Jurassique et anéantissant ! 180 p. 130 f.
 
 
François Boursignioux
La Meçon de Piano
" Tour à tour vif comme un ferrement, ondoyant comme une coulée, éblouissant à la cuiller, buldo insaisissable qui se promène au gré de nos souvenirs, mouche virevoltante en une lente parabole jusqu’à sa proie s’inclinant, le style de boursignioux captive par sa concision, par sa fermeté dans la saisie du quotidien le plus humble. Il ramène sur les rivages de nos consciences toutes ces traces de la futilité de l’être qui grèvent la bourbeuse grève de nos souvenirs. " Jean d’Hameçon de l’Aquarium Conti. prix 40 ff. 31 pages
 
 
Daniel Daligand
Proverbes et Aphorismes
Commentaire et ne rien dire, par exemple. 50 ff.
 
 
Lafcadio Mortimer
étymanalyse
S’inspirant d’Isidore de Séville, L’étymologie est l’origine des vocables, quand on saisit la valeur essentielle d’un mot ou d’un nom par l’intermédiaire d’une interprétation, Mortimer nous propose un petit lexique livrant la réalité cachée de la valeur sémantique des vocables. Dans sa préface il nous livre les clés de sa méthode " une pansémiotique appliquée systématiquement au corps lexical intervient comme une cure étymo-analytique reliant par un jet des sens, le sujet à l’objet suivant un trajet révélateur du projet total qui est finalement de contribuer au discrédit de l’inframonde de la réalité ". 46 pages, 40 francs
 
Christophe Delbrouck
Le Nouveau Monde & autres récits.
Attention... ceci n’est pas un Guide Vert des champêtres plaines américaines. D’ailleurs, Le Rouge et le noir n’est pas un manuel des règles du casino. Croc blanc n’a rien à voir avec le mythe vampirique. Vous n’apprendrez rien des aléas du camping en lisant Les Trois Moustiquaires et Un Tramway nommé Désir est finalement assez frustrant sexuellement ; comparativement à Deux Salopes dans le transsibérien, hélas trop rarement rediffusé.
Ici le lecteur sera rudement éprouvé par les embruns du grand large. Il sera plongé au cœur d’une jungle féroce mettant aux prises des tziganes mélomanes avec une bestiale marmotte sexuée, ou bien encore un couple de phacochères exhibitionnistes avec de fougueuses bigoudènes. Vous serez abasourdis par la virtuosité suffocante de Biff-le-bûcheron et par la présence de grandes vedettes internationales : Marguerite de Savoie, Omar Sharif... L’aventure vous transportera dans des régions inconnues tels que le Gabon et la Maxicoop de Villejuif. Nous remercions également l’Office National des Forêts Armoricaines pour leurs recherches intensives afin de retrouver ma gourmette en argent.
86 pages - 69 ff.
 
 
Edmond Réaliste, un savant dans son siècle
par Vincent Puente
Edmond Réaliste ne fut jamais de ceux qui considérait comme un devoir de laisser derrière eux une quelconque forme d’explication sur leurs faits et gestes. Ainsi toutes les recherches sur cet homme qui pourtant marque indéniablement son temps et les esprits restent encore, si érudites soient-elles, bien pauvres tant l’objet de leurs convoitises s’auréolait d’un nuage de mystère. V. P. a retrouvé dans les archives de la fondation Vacantébadiné des documents inédits sur la vie et l’œuvre de ce Stroglien convaincu. 18 pages 20 ff.
 
 
Portraits Anarpatagraphiques
Vincent Puente
Ce dictionnaire invite le lecteur à un passionnant voyage à travers les âges et les civilisations, en le faisant rencontrer ces inconnus illustres, morts souvent dans l’anonymat ; exclus ou exilés ils continuent leurs travaux dont les bienfaits sont maintenant reconnus mais personne ne se recueille sur leur tombes, du Père-Lachaise à la Montagne du Printemps Toujours-Fleuri-Sauf- Quand-Il-Ne-Pleut-Pas. Un rappel des œuvres de ces novateurs dont la vie elle-même fut un chef- d’œuvre. 58 pages 35 ff.
 
Ubu et la Manivelle à rien
par V. Puente
Iillustré par Hercès
Le roi Macropode a promis la main de la princesse Rubiette au héros capable de venir à bout des terribles Carapassons. Armé de La Manivelle à rien, Ubu est prêt à tout pour épouser la jeune fille et capter les richesses de son père, mais les épreuves seront nombreuses et la mère Ubu à plus dans tour dans son sac à M... alice. 65 pages 65 ff.
 
Tractabus Orbis Animalis Incognitis
Kasimir Helmut Isaac von Strogl
Ce savant Autrichien du XVII° siècle, inventeur de l’anarpatagraphie animale nous a rapporté de ces voyages en hypermyrmécénie septentrionale, une description fidèle des plus étonnants spécimens de la faune locale.
une quarantaine de pages sur Arches, 125 ff.
 
 
Souvenirs, Gestes et Opinions de quelques iconoclastes
de Vincent Puente
Etrange destin que celui de ces inconnus qui auraient pu changer l’avenir du monde si celui-ci avait pu comprendre la portée fantastique de leurs travaux. Mûs uniquement par la passion de la Science, ils ont travaillé dans l’ombre, ne prisant ni les médailles, ni les discours, goûtant seuls leur canard aux navets.
Plus un petit supplément au célèbre Portraits anarpatagraphiques et la Biographie succinte, dans cette première communication, de Léopold-Thémistocle Pougatchev, l’inventeur sauvage de la médecine mécanico-légale. Sept cas sont étudiés avec les planches en annexe. 60 ff.
 
 
Fous littéraires
 
Antonio Snider-Pellegrini
La création ou les Mystères dévoilés [Extraits]
Pour découvrir la théorie du Fluide perniceiux... 73 pages 70 francs.
 
 
Paulin Gagne
La Philanthropophagie
La philanthropophagie faite par le sacrifice volontaire des hommes et des femmes en se livrant fraternellement et religieusement en nourriture aux victimes de la faim qui dévore le monde. 60ff.
Sur Paulin Gagne voir l’importante bibliographie citée par Blavier in Les Fous littéraires.
 
Le Maître de dictées
Jean-Pierre Brisset
...dont nous n’avons que « l’aperçu » paru à la suite de La Grammaire logique édition de 1878. Illustré par Quentin Faucompré. Présenté par Gilles Rosière. 60 f.
 
Pierre Neuman
Grand si jolli paradi
Ces prières luxembourgeoises pour un hiver rigoureux sont livrées avec un protège mise-en-plis. 20ff
 
Les Glissoires Vitrifiées
suivi des Six derniers brevets ou Testament Honoré
de Chouet, dit Honoré.
Table des matières : Les Glissoires Vitrifiées pour transports extra-rapides par des glissages éclair.
Six derniers brevets ou Testament d’Honoré :
Les Sahariennes ou Grands Quincycles.
Tractionneur-Honoré et le Polyspiralifère.
Fusils et Canons Rotatoires afin d’avoir des projectiles très-giratoires d’extra-longues trajectoires.Manufacture d’esquisses d’écritures et de dessins.
Solution du problème de la navigation aérienne : le Ptéronave et son engouffreur de vents. Le Blindage Répulsif ne se mouillant pas.
Scrutins Différentiels d’après le mérite, la valeur et le nombre des électeurs.
Les Inutilités de ma vie. Feuilles à annexer au Testament Honoré. Le Polyvoluspiralifère.
142 pages 80ff.
 
Emile Dekytspotter
Le Petit Livre de la science ou Le Langage logique des lettres
(lettre) A - Affirmation de l’être. Lettres spirituelles, objet absolu et 1er terme du rapport. B - dans la substance, qualité affférente de bonté. Z - Dans l’enchaînement à la fois spirituellement et matériellement brusque et subit de la propension d’unité de la double conception. etc. 31 p. 40 ff.
 
 
 
Diffusion de L’Autruche guatémaltèque editore :
 
Gaston de Pawlowski
 Voyage au pays de la quatrième dimension.
Édition présentée par Éric Walbecq
suivie de la correspondance inédite de l'éditeur et des lecteurs
« Je viens de lire... lire n’est pas le mot juste, je viens de dévorer le Voyage au pays de la quatrième dimension. Ah ! mes amis, quel livre ! Quel formidable Livre ! Il n’y a pas à hésiter sur l’éloge. C’est un pur chef-d’œuvre. C’est le livre d’une époque ! C’est une nouvelle apocalypse, plus profonde, et plus saisissante que la 1ère. Le solitaire de Pathmos - celui qui avait déjà le vocabulaire de la 4e dimension n’a vu qu’une partie de la bête eVroyable. Vous, vous l’avez couchée sur votre table d’opération, vous l’avez disséquée, autopsiée. Le livre vient de cette aventure étrange : la science s’attarde un soir à causer avec un X assez entreprenant. De cette conversation naquit un Wls, qui comme tous les Wls de l’amour défendu, fut adoré par sa mère, gâté, trop gâté, on l’accabla de tous les plus beaux jouets, de toutes les plus charmantes poupées. Et voilà que tout à coup, l’enfant turbulent, qui ressent en son cœur la Xamme de son origine, crève les belles poupées, en arrache le son, la paille, démonte et démolit les ressorts des plus étonnants jouets, brise, arrache leurs plus ingénieux mécanismes, les réduit à néant, fait la nique au fameux programme : Ad veritatem per scientiam, lève l’étendard de la révolte où il écrit le beau mot de Victor Hugo : La science est une échelle, L’inspiration est une aile !» (Albert Lambert père)
308 p. 20 euros.