Paru le 20 novembre 2005

Prix 30 euros

Port 3,50 euros pour la France, 6 euros pour l'Europe

Commande ; Paréiasaure éditions, 111 Grand'rue F-86000 Poitiers

Informations : Olivier Castel

 

 

 

 

            Fondée par le Docteur Benjamin Bord, Æsculape, revue mensuelle illustrée des arts et des lettres dans leurs rapports avec les sciences et la médecine, a été éditée au  XXè siècle de 1911 à 1974.

 

            À sa création, Æsculape était une revue moderne en son temps, qui avait su se trouver une place entre la presse spécialisée, avec des articles souvent de qualité écrits par des spécialistes reconnus à l’époque, et la presse médicale de vulgarisation plus grand public.

 

            Après la Grande Guerre, elle devint naturellement, pendant un temps, l’organe officiel de la Société Internationale d'Histoire de la Médecine.

 

            L’objet de ce livre est l’étude de la première période d’édition 1911-1914  que l’on peut qualifier d’âge d’or de la revue, tant au point de vue des articles étudiés que des illustrations.

 

            Les quarante-trois numéros publiés représentent un ensemble cohérent qui est symbolisé par un format (in-folio) et une couverture ô combien reconnaissable grâce au bois du graveur P.-E. Colin.

 

            Pour cette étude, nous avons répertorié et documenté l’ensemble des articles parus, soit neuf cent soixante-trois, quelle que soit leur taille. Ces derniers ont fait l’objet d’un classement par thèmes et sous thèmes ainsi que d’une indexation.

 

            Pour que le lecteur se fasse une idée précise de la richesse de cette revue, nous avons choisi de présenter des extraits ou des résumés d’articles soit deux cent un ainsi que des illustrations soit trois cent quarante-deux. Nous n’avons pas oublié les publicités où les stations climatiques et thermales tiennent une place importante.

 

 

 

 

Extrait de :

 

Les serpents de mer

par le Professeur Edmond Perrier, directeur du Muséum National d’Histoire Naturelle.

 

            Il semble bien qu’on ait appelé serpent de mer tous les corps vivants ou paraissant l’être, dépassant 10 à 20 mètres de long qu’on a cru voir en mouvement à la surface de la mer. Les animaux connus atteignant ces dimensions ne sont pas très nombreux.

            Ce sont d’abord certains calmars, car la pieuvre de Victor Hugo qui terrassa Gilliat, le héros des Travailleurs de la mer n’est pas un mythe. Les poulpes qui vivent près du rivage peuvent déjà acquérir, surtout dans les mers chaudes, de grandes dimensions, mais le record de la taille appartient à leurs frères de haute mer, les calmars, rapides nageurs au corps en forme de cornet muni à sa pointe postérieure d’une paire de nageoires triangulaires à la tête armée de dix tentacules munis de ventouses ou de griffes, dont deux s’allongent comme des serpents.

            M. Charles Vélain, professeur à la Sorbonne, a trouvé échoué à l’île Saint-Paul un de ces géants qui avait 8 mètres de long ; il a rapporté un bras, le bec et les ventouses qui font partie de la collection zoologique du l’Université de Paris, uniquement destinée à l’enseignement et qui n’est pas accessible au public. Il est regrettable que cette pièce unique ne soit pas déposée au Muséum.

            Un animal de cette taille, dont l’extrémité postérieure et un des grands bras émergeaient accidentellement hors de l’eau ferait assez bien de loin, figure de serpent. L’extrémité postérieure du corps avec ses deux nageoires peut être prise à la rigueur pour une tête et l’un de ses grands bras pour une queue. Un vieux naturaliste d’autrefois, Pierre Belon, n’avait-il pas figuré sous le nom d’évêque marin un calmar sans doute empaillé (!) debout sur ses longs bras, dont le cornet figurait la chape et la pointe postérieure avec ses nageoires la tête mitrée? ...

 

Schéma de la position et de l’attitude d’une gigantesque pieuvre par lequel M. Henry Lee explique le dessin de M. Bing.    (serpent de mer tel que l’aurait vu Hans Egede)

 

 

 

                  paréiasaure éditions